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BusinessDécouverte5 min de lecture (+1 technique)Vidéo

Qui fait l'observabilité dans le monde ?

Une carte des éditeurs et des startups de l'observabilité : où est leur siège, sous quel droit ils opèrent, ce qui est open source, qui prend en charge OpenTelemetry nativement et qui appartient à quel groupe. Chaque fiche est sourcée et datée.

Pour : architectes · finance, risque et conformité · direction et DSIPrérequis : Aucun.

Mode de lecture

Scénario illustratif : une direction demande une solution d’observabilité « souveraine ». L’architecte ouvre une liste de noms connus et découvre que la moitié a changé de mains en deux ans. Un éditeur européen appartient désormais à un groupe américain. Un autre, jeune, publie tout son code sous licence libre. Personne n’a une vue d’ensemble à jour.

Cette carte la donne. Chaque point est un acteur de l’observabilité, placé sur la ville de son siège. La couleur indique sa famille : plateforme complète, moteur de stockage, pipeline de collecte, observabilité de l’IA, eBPF et profilage, supervision d’infrastructure, gestion des incidents et IA d’exploitation, Kubernetes et cloud natif. Un clic ouvre sa fiche : le pays et donc le droit applicable, l’année de création, le modèle (open source ou propriétaire, avec la licence), le mode de livraison, la prise en charge native d’OpenTelemetry, l’hébergement possible dans l’Union européenne, les certifications publiées et le groupe auquel il appartient. Depuis la fiche, on peut ajouter l’acteur à une comparaison (trois au plus, côte à côte sous la carte) ou signaler une correction.

Catégorie

Comparaison

Ouvrez une fiche et choisissez « Ajouter à la comparaison » pour comparer jusqu’à trois acteurs côte à côte.

Informations vérifiées le 26 octobre 2026, sur les sources indiquées dans chaque fiche.

La vidéo résume la carte en une minute et demie ; le texte qui suit en détaille les chiffres.

Lire le texte de la vidéo

Sous quel droit opère votre outil d’observabilité ?

Une direction demande une observabilité « souveraine ». Première question : où est le siège de l’éditeur, aujourd’hui ?

140 acteurs de l’observabilité, placés sur la ville de leur siège. Éditeurs, clouds et startups, dans 19 pays.

87 ont leur siège aux États-Unis. Leur droit s’applique, où que soient hébergées les données.

Langfuse et Polar Signals sont nés à Berlin. Onum, à Madrid. Traceloop et Lumigo, à Tel Aviv. Tous ont rejoint un groupe dont le siège est américain.

21 changements de propriétaire depuis 2024, dont 11 en 2026. Un rachat change le droit applicable du jour au lendemain.

Avant de signer, trois questions. La carte donne les premières réponses, sources à l’appui.

  1. Sous quel droit opère votre société mère ? (aujourd’hui, pas au dernier appel d’offres)
  2. Où sont mes données, qui peut y accéder ? (support compris)
  3. Comment récupérer mes données si je pars ? (en OTLP ou dans un format ouvert)

Carte des acteurs : sièges, droit applicable, open source, OTLP, rachats. meantimetolearn.com/tools/observability-map.

Musique : « Radar Focus », Blue Saga (Epidemic Sound).

Dans cette sélection de 140 acteurs répartis dans 19 pays, 87 ont leur siège aux États-Unis et 57 ont été créés depuis 2018. Plusieurs sont nés ailleurs puis sont passés sous le contrôle d’un groupe dont le siège est américain : Langfuse et Polar Signals, fondés à Berlin ; Onum, fondé à Madrid ; Traceloop et Lumigo, nés à Tel Aviv. Au total, 21 des acteurs affichés ont changé de propriétaire depuis 2024, dont 11 en 2026.

En Europe, la carte montre des éditeurs de supervision d’infrastructure et de disponibilité (Centreon, Checkmk, Icinga, Paessler, Pandora FMS, ServicePilot, Zabbix, Healthchecks.io, Hyperping, UptimeRobot), les services de deux clouds français (OVHcloud et Scaleway), SUSE Observability au Luxembourg et une génération de jeunes pousses : Agenta, LangWatch et Giskard pour l’IA, Tenzir pour les pipelines, Steadybit pour le chaos engineering, OpenReplay pour le rejeu de sessions, ilert pour la gestion des astreintes.

Hors d’Europe et des États-Unis, la carte compte les clouds chinois (Alibaba Cloud, Huawei Cloud, Tencent Cloud) et des éditeurs d’APM peu connus en France mais installés chez eux depuis longtemps : WhaTap, JenniferSoft et EXEM en Corée du Sud, Tingyun et Bonree en Chine, Hinemos et Mackerel au Japon, Raygun en Nouvelle-Zélande, OpServices au Brésil, Auvik et Obkio au Canada. Les trois grands clouds américains y figurent aussi, avec leur service d’observabilité : leur siège compte autant que celui d’un éditeur spécialisé. Ces chiffres décrivent la sélection, pas tout le marché : elle s’enrichira au fil des corrections et des suggestions.

La frise et le tableau reprennent les rachats finalisés parmi les acteurs de la carte, du plus récent au plus ancien, avec le communiqué qui prouve chacun. Ils se lisent avec une question simple : le droit applicable à l’outil que vous utilisez a-t-il changé avec son propriétaire ?

2020202120222023202420252026IBM Instana → IBM (2020)Cisco ThousandEyes → Cisco (2020)ITRS Group (Geneos, Uptrends) → Montagu Private Equity (2021)Sumo Logic → Francisco Partners (2023)New Relic → Francisco Partners and TPG (2023)SUSE Observability → SUSE (2024)Splunk (Cisco) → Cisco (2024)Kubecost → IBM (2024)Isovalent → Cisco (2024)Weights & Biases → CoreWeave (2025)SolarWinds → Turn/River Capital (2025)PerfectScale → DoiT (2025)Onum (CrowdStrike Falcon Onum) → CrowdStrike (2025)Observo AI → SentinelOne (2025)Catchpoint → LogicMonitor (2025)Traceloop → ServiceNow (2026)Polar Signals → Dash0 (2026)Observe Inc. → Snowflake (2026)Lumigo → Dash0 (2026)Langfuse → ClickHouse (2026)Kentik → Infoblox (2026)Galileo → Cisco (2026)Embrace → Palo Alto Networks (2026)Deductive AI → Elastic (2026)Chronosphere → Palo Alto Networks (2026)Bindplane (observIQ) → Dynatrace (2026)
Un point par rachat, coloré selon la famille. Le survol d’un point donne les noms.
AnnéeActeurAppartient désormais àSource
2026Bindplane (observIQ)Dynatracedynatrace.com
2026ChronospherePalo Alto Networkssec.gov
2026Deductive AIElasticir.elastic.co
2026EmbracePalo Alto Networkspaloaltonetworks.com
2026GalileoCiscoblogs.cisco.com
2026KentikInfobloxinfoblox.com
2026LangfuseClickHouselangfuse.com
2026LumigoDash0dash0.com
2026Observe Inc.Snowflakesnowflake.com
2026Polar SignalsDash0dash0.com
2026TraceloopServiceNownewsroom.servicenow.com
2025CatchpointLogicMonitorlogicmonitor.com
2025Observo AISentinelOnesec.gov
2025Onum (CrowdStrike Falcon Onum)CrowdStrikeir.crowdstrike.com
2025PerfectScaleDoiTdoit.com
2025SolarWindsTurn/River Capitalsolarwinds.com
2025Weights & BiasesCoreWeaveinvestors.coreweave.com
2024IsovalentCisconewsroom.cisco.com
2024KubecostIBMnewsroom.ibm.com
2024Splunk (Cisco)Ciscoinvestor.cisco.com
2024SUSE ObservabilitySUSEsuse.com
2023New RelicFrancisco Partners and TPGnewrelic.com
2023Sumo LogicFrancisco Partnersglobenewswire.com
2021ITRS Group (Geneos, Uptrends)Montagu Private Equityta.com
2020Cisco ThousandEyesCisconewsroom.cisco.com
2020IBM InstanaIBMibm.com

Pour une première liste d’outils qu’une équipe peut faire tourner chez elle sans dépendre du siège d’un éditeur, cochez « Cœur open source » et « Auto-hébergeable » : voir cette sélection. Le filtre « Sièges déplacés par un rachat » trace, pour chaque acteur concerné, le chemin de sa ville d’origine à son siège actuel.

Le siège dit sous quel droit l’entreprise opère. Une société dont le siège est aux États-Unis reste soumise au droit américain, y compris pour des données hébergées en Europe. Ce n’est qu’un premier critère. L’article Observabilité et souveraineté détaille les autres : le lieu d’hébergement, les flux qui sortent de la plateforme, la maîtrise des clés de chiffrement et la réversibilité.

« Cœur open source » signifie que le produit principal est publié sous une licence nommée dans la fiche. Certaines licences, dites source-available, permettent de lire et d’exécuter le code avec des restrictions : la fiche donne le nom exact de la licence pour que chacun juge. « OTLP natif » signifie que la documentation officielle décrit l’envoi direct de données OpenTelemetry, sans conversion par un composant tiers.

« Hébergement dans l’UE » signifie que la documentation de l’offre SaaS décrit une région de l’Union européenne que le client peut choisir. Cela ne dit rien des accès depuis l’étranger, pour le support par exemple. Les certifications ne sont listées que lorsque l’éditeur ou l’organisme les publie ; leur périmètre (une offre, une région, toute l’entreprise) est précisé quand il est restreint. Une certification absente de la fiche n’est pas forcément absente : elle n’a simplement pas été trouvée sur une page officielle.

Elle ne classe pas les acteurs et ne recommande personne. Elle ne donne ni prix ni montant de levée de fonds : ces chiffres changent vite et se vérifient mal. Elle n’est pas exhaustive : elle compte 140 acteurs, choisis pour couvrir chaque famille et chaque région, des grands éditeurs aux startups qu’on croise à la KubeCon.

La règle d’inclusion est la même pour tous : un produit d’observabilité disponible publiquement, commercialisé par une entreprise dont le siège est identifiable. Les projets de fondations (Prometheus, OpenTelemetry, Jaeger) n’y figurent pas : ils n’ont pas de siège, ce sont les entreprises qui les distribuent qui en ont un.

Pour les équipes techniques : d’où viennent les données

Chaque fiche a été vérifiée sur des sources primaires : la page légale ou de contact du site officiel pour l’entité et son siège, le fichier LICENSE du dépôt officiel pour la licence, la documentation officielle pour l’ingestion OTLP, le communiqué officiel pour un rachat. Seule l’année de création peut venir d’une source secondaire quand aucune source primaire n’existe. Ce qui n’a pas pu être vérifié est indiqué « non vérifié ».

Les données sont dans un seul fichier du dépôt du site, src/data/actors.json, un acteur par entrée avec ses sources. Le fond de carte vient de Natural Earth (domaine public) ; la carte est dessinée dans la page, sans service de cartographie externe.

Les mêmes données se téléchargent en CSV, une ligne par acteur, pour un tableur ou un outil d’achats. Chaque fiche a sa propre adresse : ouvrir une fiche ajoute son identifiant à l’adresse de la page (par exemple #acteur-zabbix), qui peut alors être partagée.